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Fiches conseil


Allergies aux antisécrétoires gastriques (Anti-H2, IPP)

• Les antisécrétoires gastriques inhibent la sécrétion d’acide chlorhydrique par les cellules pariétales de l’estomac, soit en bloquant, pour les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), l’enzyme H+K+ATPase responsable de la sécrétion de l’ion H+, soit en bloquant, pour les antihistaminiques H2, les récepteurs membranaires à l’histamine (H2).

• Les anti-H2 et les IPP sont très communément utilisés dans le traitement des ulcères peptiques gastroduodénaux et le reflux gastro-oesophagien. Par ailleurs, les IPP sont également indiqués dans la prévention ulcéreuse lors de la prise d’AINS chez les sujets âgés ou à risque, ainsi qu’en association aux antibiotiques dans l’éradication d’Helicobacter pylori.

Antihistaminiques H2

- Les réactions allergiques aux antisécrétoires antihistaminiques H2 (cimétidine, famotidine, nizatidine, ranitidine) sont rarement décrites mais peuvent être sévères. Des réactions anaphylactiques généralisées ont été rapportées avec la ranitidine, la famotidine ; bronchospasme, rhinite, urticaire, eczéma de contact, photosensibilité et syndrome de Lyell avec la ranitidine.
- Des cas d’allergie croisée entre antagonistes des récepteurs H2 sont décrits mais de façon inconstante et s’expliquent par les analogies de structure entre ces différents produits. Par exemple, un cas a été rapporté entre ranitidine et nizatidine (Morisset, 2000). Dans un autre cas d’anaphylaxie à la famotidine, les tests cutanés ont montré une sensibilisation croisée avec la ranitidine, mais les tests de provocation oraux n’ont pu être réalisés (Demirkan, 2006).

Inhibiteurs de la pompe à protons

- Les réactions d’hypersensibilité allergique aux Inhibiteurs de la Pompe à Protons (IPP) benzimidazolés (oméprazole, lansoprazole, pantoprazole, rabéprazole, ésoméprazole) sont peu fréquentes mais potentiellement graves (chocs anaphylactiques). Des réactions immédiates (urticaire et angioedème) et retardées (eczéma de contact) sont également décrites, ainsi que des syndromes de Stevens-Johnson et de Lyell, d’hypersensibilité médicamenteuse, des pustuloses exanthématiques aiguës généralisées
- Du fait de leur structure chimique proche, les sensibilisations croisées entre les différents IPP sont fréquemment rapportées et objectivées par les tests cutanés (oméprazole/lansoprazole, lansoprazole/rabéprazole, oméprazole/pantoprazole). Il n’y a pas de réactions croisées avec les imidazolés (antifongiques azolés).