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Asthme et pneumopathies allergiques


Tests de provocation à l'aspirine

• C’est l’élément fondamental du diagnostic. En son absence, l’hypersensibilité à l’aspirine ne peut qu’être évoquée ou, selon la clinique, que fortement suspectée.

• Ce test ne peut être réalisé qu’en milieu hospitalier, sous surveillance médicale avec un service de réanimation à proximité et prévenu du déroulement du test.

• Pour être réalisé, le test doit être fait à distance d’une exacerbation, le VEMS du patient doit être supérieur ou égal à 70% de la valeur théorique ou au minimum à 1,5 litre (selon les auteurs) et l’asthme doit être contrôlé et stable.

• Le traitement de fond par les corticoïdes (oraux ou inhalés) peut être maintenu. Les bronchodilatateurs seront interrompus, surtout ceux à longue durée d’action, 12 à 24 heures avant le test. Les antihistaminiques, les cromones et le kétotifène seront interrompus 48 heures avant, voire plus pour certains d’entre eux.

• Le test par voie orale impose plusieurs jours d’hospitalisation. Il est considéré comme positif lorsque la chute du VEMS est supérieure ou égale à 20%.

• Le test par voie inhalée bronchique est maintenant validé et présente de nombreux avantages (il est réalisé sans hospitalisation du malade en une demi-journée, les risques d’accident sont réduits).

• Parmi les patients qui disent avoir eu, par le passé, de l’asthme à la suite d’ingestion d’aspirine, 78% d’entre eux auront un test de provocation par voie orale à l’aspirine positif.

• Si le test est positif, il faudra remettre au malade une carte d’identité de l’allergique ainsi que la liste des médicaments contenant de l’aspirine et des AINS.