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Dermatologie


 

Urticaire de contact à la chaleur

a) Définition :

=> Rare, l’urticaire de contact à la chaleur nécessite pour son déclenchement un contact direct entre la peau et une source de chaleur (eau chaude, objet chauffé, ingestion d’aliments ou de boissons chaudes, mais aussi le rayonnement solaire).
=> Deux formes cliniques sont connues :
  - la forme familiale dans laquelle l’urticaire survient sur un mode retardé (1 à 2 heures après le contact) ;
- la forme acquise dans laquelle l’urticaire survient sur un mode immédiat.
=> Dans ces 2 formes, l’éruption est limitée à la zone de contact.

b) Physiopathologie : elle fait intervenir des médiateurs tels que l’histamine, les prostaglandines (PGD2 en particulier), la voie alterne du complément.

c) Diagnostic :

=> Le diagnostic positif fait appel aux tests de provocation à la chaleur :
 
- soit par un verre contenant de l’eau chaude (entre 40 et 50°C) mis au contact de la peau durant 5 mn ;
- soit par l’immersion de l’avant-bras dans de l’eau chaude à 40°C et dont la température est progressivement augmentée jusqu'à 56°C ;
- ces tests doivent tenir compte de 2 facteurs :
 
 
• il existe une période réfractaire pouvant aller jusqu'à quelques jours ;
• chaque sujet possède un point thermique critique supérieur au-delà duquel la réaction ne sera pas déclenchée.
=> Les diagnostics différentiels sont l’urticaire cholinergique, l’urticaire aquagénique et l’urticaire solaire. Dans ce dernier cas, une exploration photobiologique est nécessaire.

d) Traitement :

=> Le traitement est difficile et décevant ; il fait appel :
 
- aux anti-H1 ;
- à des tentatives d’induction de tolérance à la chaleur, réalisées en association avec la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (indométacine).