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Fiches conseil


Urticaire chronique spontanée

• Les urticaires chroniques spontanées (UCS), sont une maladie inflammatoire chronique non allergique de la peau.

• Les lésions persistent du fait de la présence de mastocytes ‘’fragiles’’ ou très réactifs au niveau de la peau.

• Des perturbations auto-immunes sont retrouvées dans 40-45% ; plusieurs études ont ainsi montré, chez des patients atteints d’urticaire chronique spontanée, la présence de taux parfois élevés d’auto-anticorps anti-FcεRI et moins fréquemment, d’auto-anticorps anti-IgE ; l’étude de Greaves (1998) retrouve ces facteurs histamino-libérateurs chez 30 à 50% des sujets souffrant d’une urticaire chronique.

• Les lésions de la peau sont favorisées par des infections virales, des médicaments (notamment AINS qui les aggravent une fois sur deux, médicaments histaminolibérateurs) ou le stress (douloureux, infectieux, psychologique…) ;

• Elle affecte 0,1-1,8% de la population générale, et deux fois sur trois chez la femme.

• Elle s’associe à des lésions d’angio-œdème dans 40-50% des cas, ce qui aggrave le pronostic.

• Elle apparaît généralement de manière brutale, sans cause exogène identifiable le plus souvent.

• Elle impacte considérablement sur la qualité de vie et des questionnaires spécifiques ont été créés.

• Elle disparaît en plusieurs mois ou années ; son évolution est variable et on estime que :

- 1/3 guérissent après 6 mois d’évolution et au moins 50% à 1 an ;
- 1/3 guérissent après 1 an d’évolution ;
- ¼ guérissent après 2 ans d’évolution ;
- 5-15% persistent au-delà de 2-5 ans.

• Chez certains patients, une hypersensibilité à l’aspirine/AINS peut précéder de quelques années l’installation d’une urticaire chronique spontanée (Asero 2003).
=> Son traitement repose sur les antihistaminiques de seconde génération et une bonne explication de la maladie. Des thérapies ciblées (omalizumab notamment) sont utilisées dans les formes résistantes.