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Fiches conseil


Urticaires chez la femme enceinte et/ou allaitante

• Les urticaires survenant chez la femme ont des causes identiques, que celle-ci soit enceinte ou non. Si l’urticaire est préexistante à la grossesse, selon les cas, les lésions peuvent s’aggraver ou s’améliorer.
=> Une urticaire de novo apparaît rarement en cours de grossesse et suggère une sensibilité hormono-dépendante. Elle réapparaîtra à chaque grossesse chez la femme prédisposée.
=> L’urticaire gestationnelle doit être distinguée d’autres dermatoses prurigineuses de la grossesse (Sanchez-Borges, 2012) telles que :
=> Le prurigo gravidique ou prurigo gestationis : prurit diffus avec quelques lésions de grattage dispersées, survenant après le 4ème mois de la grossesse et surtout en fin de grossesse. Il disparaît après l’accouchement.
=> Le PUPPP (Pruritic urticarial papules and plaques of pregnancy) ou PEP (Polymorphic eruption of pregnancy) : les lésions débutent au cours du 2ème ou 3ème trimestre avec une localisation abdominale qui peut s’étendre vers le tronc et les membres. Là aussi le retour à la normale survient avec l’accouchement.
=> La dermatite auto-immune à la progestérone de la grossesse : elle n’est pas spécifique de la grossesse mais survient également de façon cyclique avant les règles et disparaissant après les menstrues. Elle est caractérisée par une éruption papulo-pustuleuse associant des lésions à type d’érythème polymorphe, des lésions acnéiformes, urticariennes. L’IDR à la progestérone est positive en 2ème partie de cycle.

• Le traitement de l’urticaire gestationnelle fait appel aux antihistaminiques H1 et, ponctuellement, selon l’intensité du prurit, aux glucocorticoïdes systémiques.