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Immunologie et génétique


 

Bases physiopathologiques de l'inflammation

• Définition : l’inflammation est l’ensemble des phénomènes, locaux et généraux, cellulaires, tissulaires et humoraux, survenant dans un organisme en réaction à toute forme d’agression susceptible de perturber son équilibre.

• Depuis Celse (30 avant J.C./38 après J.C), l’inflammation est cliniquement définie par les quatre signes cardinaux (quadrilatère de Celse) qui sont rougeur, gonflement, chaleur et douleur (rubror et tumor cum calor et dolor).

• Au cours de la réaction inflammatoire, on distingue différentes phases qui succèdent au déclenchement de la réponse suite à la reconnaissance de motifs pathogéniques (PAMPs pour Pathogen associated molecular pattern) ou de dégâts cellulaires (DAMPs pour Damage associated molecular pattern) par les récepteurs TOLL like et autres PRRs (Pattern Recognition Receptors tels que Nod-like, RIG-like, AIM2-like, C-type lectin) exprimés par les cellules de l’immunité innée. La première phase est vasculo-exsudative, la deuxième est cellulaire avec formation d’un granulome inflammatoire, la troisième enfin est la phase de réparation.

• Ces différentes phases inflammatoires font appel à de nombreuses cellules : cellules présentant l’antigène, lymphocytes T et B, polynucléaires, mono-macrophages, mastocytes, cellules endothéliales… Toutes ces cellules sécrètent des médiateurs cytotoxiques et/ou effecteurs et amplificateur de la réponse immunologique tels des cytokines, des protéines de la phase aiguë de l’inflammation, des enzymes, des systèmes d’activation plasmatiques, des métabolites de l’acide arachidonique, des radicaux libres de l’oxygène, des amines…

L’inflammation n’est pas nécessairement synonyme d’infection. Les PAMPs sont dérivés de micro-organismes pathogènes, alors que les DAMPs sont des dérivés cellulaires en réponse aux traumatismes, ischémie et autres dégâts tissulaires. Selon ses causes, exogènes ou endogènes, on peut distinguer plusieurs variétés d’inflammation : à corps étranger, contre des agents infectieux, ou encore immuno-allergique. De même, aux différents types d’inflammation (aiguë, subaiguë ou chronique) vont correspondre des variétés anatomo-cliniques.