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Pharmacologie


 

Aérosolthérapie

1. Définition

La pharmacopée française définit un aérosol comme un brouillard de fines particules, de diamètre moyen inférieur à 5 µm, en dispersion stable en général dans un gaz.

• Un aérosol est en général constitué de 2 phases :
=> phase dispersée, contenant le principe actif, sous forme liquide ou solide sous forme de poudre ;
=> phase dispersante qui est le propulseur, air, autre gaz ou mélange gazeux.

• Approche thérapeutique logique dès lors que l'on s'attache à prendre en charge une atteinte des voies aériennes, le concept du traitement par aérosolisation remonte à plus de 4000 ans, les indiens inhalant les feuilles d'Atropa Belladonna pour calmer la toux.

2. Principes

• L'intérêt des aérosols en pathologie respiratoire est de permettre à des substances actives d'agir directement sur les organes cibles : bronches et voies aériennes supérieures (muqueuse nasale, sinus) et concerne des molécules dont l'administration thérapeutique aura comme support les sprays ou aérosols-doseurs, les poudres sèches, les nébulisations.

• Ce sont les propriétés physico-chimiques d'un aérosol qui vont régir le dépôt des particules dans les voies aériennes et donc leur action.

3. Techniques

• Les aérosols-doseurs présentent comme principal inconvénient à leur bonne utilisation la difficulté à obtenir une coordination main-poumons parfaite et nécessitent une éducation de l'asthmatique.

• Cette difficulté peut-être contournée par l'utilisation de systèmes auto-déclenchés ou de chambres d'inhalation.

• Les poudres sèches permettent de pallier au problème de coordination main-poumons et les systèmes se distinguent entre eux par leur résistance interne.

• La nébulisation nécessite un appareillage plus lourd et coûteux mais a l'avantage de permettre d‘aérosoliser des substances dites "orphelines" non disponibles sous forme d'aérosol-doseur ou de poudre.

4. Indications dans l'allergie respiratoire

• L'utilisation de substances sous une forme galénique aérosolisée est aujourd'hui largement répandue dans le traitement des maladies allergiques respiratoires, tant lors de la crise que dans le traitement de fond de la maladie.

• Si la place des aérosol-doseurs commence à être codifiée dans le traitement de l'asthme et des pathologies allergiques ORL, celle des nébulisations, hormis dans le traitement de la crise sévère de l'asthme, est l'objet de controverses tant dans ses indications que dans le choix des substances nébulisables.

• Une place à part doit être réservée aux aérosol-doseurs et aux nébulisations en ce qui concerne les tests de provocation et les épreuves fonctionnelles respiratoires.